Les principales maladies du chat norvégien
Comme tous les chats, le chat norvégien peut être confronté à des maladies. Il rencontre des virus, des parasites, et d’autres affections. Des sujets pour lesquels il faut consuter son vétérinaire!
Mais le chat norvégien, race rustique, n'est pas un chat particulièrement fragile ou malade. Il existe cependant des particularités - éleveurs consciencieux et chercheurs passionnés travaillent ensemble pour faire reculer ces maladies.
[A lire: De quoi mon chat norvégien risque-t-il d'être malade? Extraits à suivre]
Certaines maladies constituent des vices rédhibitoires pour le chat norvégien, il s'agit:
* du typhus, ou panleucopénie féline. Maladie mortelle, elle est maîtrisée par une bonne vaccination. Deux à trois injections pour le chaton avant de rejoindre sa famille. Une nouvelle injection annuelle au cours de la vie du chat.
* la PIF, ou péritonite infectieuse féline. Cette maladie est issue de la mutation d'un virus bénin, le coronavirus. Mortelle, elle tue souvent les chats avant l'âge d'un an.
* la leucose féline est une maladie grave et intraitable. Elle peut être bloquée avec une bonne vaccination.
* la FIV, ou Sida du chat, n'est pas couvert par les vaccinations et peut être transmise aux chats par des griffures ou morsures. Pour s'assurer que son chat soit protégé, il suffit de ne pas le laisser sortir.
Il existe des maladies génétiques qui concernent le chat norvégien.
* La GSDIV, est une maladie qui provoque la mort des chatons. Tous les chats malades mourant de la GSDIV, le danger pour les éleveurs réside dans le mariage entre deux “porteurs sains”, c’est à dire deux animaux qui peuvent transmettre la maladie mais qui n’en souffrent pas du tout et n’en présentent aucun symptôme. Heureusement pour les amoureux du chat norvégien, un test génétique a été mis au point. Il a permis de faire très fortement reculer la maladie: il a suffi aux éleveurs de sélectionner les chats non-porteurs de la maladie pour que la GSDIV recule au fil des générations.
Un chat dont les antécédents sont sains sera lui-même indemne de GSDIV. Pour l’acheteur d’un chaton, il s’agit donc de demander les tests GSDIV des ancêtres du chaton pour s’assurer qu’il ne sera pas lui-même concerné par la maladie. Attention! Tant qu’il n’est pas destiné à la reproduction, il n’y a pas de contre-indication à l’achat d’un chaton “porteur sain”. Il vivra sa vie en aussi bonne santé que n’importe quel autre chat norvégien. Il est simplement important de le stériliser pour éviter de répandre la maladie.
* La HCM est un problème du muscle cardiaque, présent chez de nombreux chats, qu’ils soient ou non des chats de race, chez d’autres animaux et même chez l’homme. Rien n’indique pour l’instant que le norvégien soit actuellement plus concerné que d’autres races par cette maladie, mais sa présence est attestée. Et, chez le norvégien, la HCM est plus souvent héréditaire qu’accidentelle. Hélas, aucun test génétique ne permet à l’heure actuelle de déterminer si un chat norvégien est ou non concerné par cette maladie. Et cette affection peut ne se manifester qu’après de nombreuses années.
Pour les éleveurs, il faut donc procéder par échocardiographies régulières, à partir de 18 mois et ce jusqu’à la fin de la vie du chat.
Il reste donc un long travail à fournir pour comprendre les tenants et les aboutissants de cette maladie qui est une sorte d’”adversaire invisible” pour les amoureux des norvégiens. Au fur et à mesure des tests et des portées des chats, les éleveurs ont du recul sur leurs lignées et identifient les reproducteurs problématiques. De leur côté, les vétérinaires chercheurs travaillent pour en comprendre le comportement - des avancées qui ne peuvent se faire que grâce aux résultats fournis par les éleveurs. Parmi les initiatives, le programme international de santé Pawpeds, qui réunit les résultats de vétérinaires de nombreux pays, agrées pour les tests HCM, en termes de matériel et de compétences.
Pour le particulier qui souhaite acheter un chaton, il est intéressant de se renseigner sur les tests déjà réalisés sur les ancêtres, les frères et soeurs, etc. Même s’il est difficile d’établir des vérités absolues en matière d’HCM, un suivi global et régulier des tests des lignées est un bon indicateur.
* Les affections rénales concernent également le chat norvégien. Les affections rénales sont présentes dans les discussions autour de la santé du chat norvégien. Mais les protocoles de tests et la recherche associée sont toutefois bien moins avancés qu’en ce qui concerne la HCM ou la GSDIV. Les maladies des reins touchent en effet un grand nombre de chats, toutes races confondues. La plus connue est l’insuffisance rénale du chat âgé. Mais des chats plus jeunes sont également concernés par d’autres maladies, parfois héréditaires. Parmi celles-ci, deux sont plus particulièrement mises en avant dans l’élevage félin.
La CIN, cause d'insuffisance rénale la plus courante. Les affections rénales passent longtemps inaperçues, même lors de bilans sanguins, car le rein continue à fonctionner normalement jusqu'à ce qu'ils soit détruit à 75%. L'échographie est la seule façon de détecter les insuffisances rénales avant qu'il ne soit trop tard. L'examen doit être effectuée par un vétérinaire spécialisé, avec le matériel approprié et très précis. Comme pour la HCM, en l’absence de tout test génétique et sachant les possibilités de transmissions héréditaires, seuls les échographies et les programmes de recherche débutants permettent aux éleveurs et aux vétérinaires de comprendre le fonctionnement de la maladie.
La PKD, ou maladie polykystique des reins, concerne principalement des races comme les persans ou les exotic shorthair. L’issue de la maladie est fatale. “Un diagnostic de PKD fiable à 98% peut être posé dès 10 mois grâce aux ultrasons”, assurent les responsables de la base de données Winterfyre.
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